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Personne de la foule qui s’était regroupée n’osait approcher Psycha qui ne cessait d’articuler difficilement :« Le taré qui s’approche de moi, je l’égorge,je l’égorge… ».
Ses cris se faisaient de plus en plus immenses avant qu’il ne tombe, essoufflé. Son corps paraissait épuisé lorsque, en m’apprêtant à l’approcher, il se releva et s’écria : « Voilà… voilà putain de vie ! Laissez moi mourir ! Laissez moi mourir ! » Il s’était déjà éventré. Terrorisé par le sang qui dégoûtait à force, il commença à pleurer, ses genoux se fléchirent, puis il succomba sans énergie. Nous dûmes l’hospitaliser pour effectuer une légère opération, mais urgente.
Des semaines s’étaient écoulées sans que je ne coïncide Psycha dans un tel délire. Il se nourrissait du rêve qui se brisa ce jour là, brusquement, après s’être bellement construit. La société arabe ne voulait plus de lui ni des autres, c’est même qu’elle n’a jamais été sincère, elle a trahi des milliers de jeunes et les avait mis en désespoir devant le silence du ministère qui s’était chargé de l’affaire sans savoir la gérer.
L’affaire fut classée en échec sans être enterrée. Psycha , guéri, s’était mis debout pour arracher ses droits, en vain. Lui, des jeunes du même quartier et d’autres avaient donc décidé de se mettre en grève illimitée de la faim devant la municipalité. Quelques jours après, ses parents sont allés le repêcher, il n’arrivait plus à se remuer, il ne faisait qu’un rêve…celui d’un bateau qu’il a raté, et quand il a sauté pour le rattraper, il s’est noyé sans le moindre secours.
Quand ils sont passés devant ma fenêtre, j’ai vu Psycha mourrant, faible comme un oiseau abattu. Je fermai mes yeux un instant, frappé par cette scène, reprenant les images du sourire qui éclaira son visage blême lors d’un moment de joie où il me déclara : "je ne toucherai plus à cette merde si je réussis à avoir une place dans un de ces nombreux bateaux ! ».
Ces images affligeantes n’ont pas cessé de presser sur mon cœur me poussant à écrire dans une sorte d’hallucination raisonnée :
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Essaim de rêves à l’air pauvre et souffreteux…
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Pluie stridente de clameurs immenses et ferventes à l’échos confus et tumultueux…
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Vie d’échecs où nos pions sont damés
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Barque fuyante où on a cessé de ramer…
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