Penser n’est il pas en lui même un acte de vivre ? Une pratique qui est directement et essentiellement attachée à chaque instant de la vie ?
L’isolement silencieux n’est pas si néfaste que certains le croient et le décrivent et il n’engendre pas toujours des maux perturbateurs. La situation dont est un produit social avant tout. C’est une réaction d’auto-défense si nous croyons Freud, elle peut être également de l’auto-évaluation, voire de l’auto-critique. Et c’est déjà de la rationalisation ! Celle-ci est une réflexion, c’est la production de pensées, c’est l’acte de penser concrètement. Je ne représente pas un cercle vicieux, mais la situation se révèle complexe et non si simple que certain la proposent. On n’arrête jamais de penser tant qu’on vit. Vivre n’est pas pour tout le monde un parcours facile. Ainsi, atteindre les objectifs est un chemin sinueux en lui-même, tracé par les échecs et les dépressions, le présenter comme une solution est un argument déplacé.
Aussi, les jeunes ne cessent de croire en leurs compétences, sans oublier que le fait de rêver est un élément catalyseur qui renforce les acquis concrets par les fantasmes agréables, sauf que tous les projets se muent en chimères sombres au simple contact avec l’autre, Homme soit-il ou institution. Ici se déclare le K.O des jeunes.
Comment partager après cette situation ? Avec qui ? Et avant tout, y’a-t-il quelque chose à partager ?
Et si il y’a du plaisir après l’échec ce n’est qu’une fuite du réel car celui-ci pèse lourd. Le plaisir éphémère n’est pas courant, il y’a des jeunes qui ne le goûtent jamais.
Je crois que ceux qui désirent cesser de penser ou penser moins se leurrent. Vivre et penser doivent s’accoupler et créer les enchaînements favorables. Comment ? Je vous laisse l’opportunité de le discuter.