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Dans le premier entretien télévisé du personnage le plus polémique lors des dernières années, El HIMMA rompt le silence par une sagesse :
« On ne parle pas juste pour parler, on parle quand il y a quelque chose à dire ! »
En tout cas, son poste de responsabilité, dit-il, l’avait contraint à une certaine « réserve » par respect aux institutions qui bénéficient de la confiance du Roi, en premier lieu celle du ministre de l’intérieur dont il fut assistant. Maintenant il s’est libéré de cette réserve et peut se permettre de signaler qu’il faut débattre l’intervention de chaque institution. Il justifie sa candidature aux élections par un appel à travailler dans le cadre régional qualifié de très important quant au changement au Maroc.
Quant à l’analyse de la dynamique, il transmet un message à l’élite marocaine dont la lecture reste toujours attachée au passé: « Il me semble que le Maroc s’est arrêté en juillet 1998 ! » alors qu’une certaine élite étrangère suit avec intérêt le progrès marocain et l’évalue de façon "plus crédible". « Le Maroc opère nettement et clairement », pour cela les chercheurs doivent comparer le discours et l’action : soit la méthodologie adéquate selon El HIMMA pour la lecture d’une réalité qui a changé catégoriquement.
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