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Les professionnels du livre et de l’édition marocains et français ont examiné, lundi à Casablanca, à l’occasion de la journée professionnelle du Salon les problèmes et les perspectives de promotion de la création littéraire.
Réunis autour du thème "la diffusion du livre au Maroc état des lieux et perspectives", les éditeurs marocains et français ont examiné les moyens de renforcer la coopération en matière de diffusion, en tant qu’outil de promotion du livre francophone au Maroc.
Les interventions ont été focalisées sur les obstacles qui entravent ce genre de coopération, notamment administrative, portant sur les opérations de change, des droits de l’édition et la détermination d’un prix de vente abordable pour le public.
Selon des statistiques de la centrale de l’édition de France, les ventes du livre francophone au Maroc ont connu une augmentation de 13 pc en 2006 par rapport à l’année précédente. Une analyse du marché du livre francophone au Maroc montre toutefois que c’est le livre scolaire, parascolaire et de référence (dictionnaires, encyclopédies) qui se taille la part du lion dans cette hausse.
Véritable achat de nécessité, ce type d’ouvrage constitue un chiffre d’affaires important pour le libraire qui peut atteindre 95 pc.
Dans cette optique, les professionnels du livre littéraire ont tiré la sonnette d’alarme appelant à une meilleure collaboration entre les différents maillons constituant les chaînes de l’édition et de la distribution pour promouvoir ce genre de livre.
Ils ont, dans cette optique, mis l’accent sur "le danger" que représentent les grandes surfaces pour ce qui concerne la distribution du livre et pour le véritable libraire qui veille à maintenir en permanence un fonds dans des domaines spécialisés.
En effet, les points de ventes du livre français au Maroc comprennent outre les librairies, le marchand de journaux, l’épicier du coin (particulièrement pendant la rentrée scolaire) et les grandes surfaces.
Les participants ont, par ailleurs, examiné les raisons qui poussent l’écrivain, notamment celui qui écrit en langue française, à s’orienter vers les maisons d’édition françaises pour publier son travail.
Cette démarche peut être expliquée par la recherche d’une certaine reconnaissance étrangère de la part des écrivains marocains, ont- ils noté appelant davantage d’implication des commissions de lecture dans l’accompagnement et l’orientation de l’écrivain ainsi que la promotion de l’édition locale.
MAP 13-02-07
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