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Une importante délégation marocaine composée du Conseiller de SM le Roi, M. André Azoulay, de l’ambassadeur itinérant de SM le Roi, M. Hassan Abouyoub et de l’ambassadeur du Maroc en France, M. Fathallah Sijilmassi, prend part au 4-ème Forum de Paris, dont la séance d’ouverture a eu lieu samedi soir au siège de l’Unesco.
Deux séances plénières, parmi les six programmées dans le cadre de ce forum placé sous le thème "l’Union, 50 années après : quelle Europe pour quels Européens", seront animées par MM. Abouyoub et Sijilmassi alors que la séance de clôture sera marquée par une déclaration de M. André Azoulay sur le Proche-Orient.
Placé sous le haut patronage du président français, Jacques Chirac, le Forum de Paris qui se poursuivra jusqu’à lundi, se déclinera en six séances plénières: "La quête d’une identité européenne", "gouverner l’Europe, ou comment sortir de l’impasse institutionnelle?", "quel modèle économique et social ?", "quelle intégration économique?", "l’Europe vraie ou fausse puissance?" et "la puissance pour quoi faire?".
Dans un message lu en son nom par le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, lors de la séance d’ouverture du Forum, le président français Jacques Chirac a souligné que le cinquantenaire du traité de Rome doit être l’occasion de parvenir à un nouveau consensus sur les finalités du projet européen.
Après avoir exprimé sa satisfaction des réalisations accomplies par l’Europe et de la réunification du vieux continent dans la paix et autour des valeurs de liberté, de solidarité et d’humanisme, le chef de l’Etat français a indiqué que le refus du traité constitutionnel par les peuples français et néerlandais a cependant laissé l’édifice inachevé.
Ce rejet "a révélé les interrogations que suscitent le cours pris par la construction européenne et la capacité d’une union plus vaste et plus diverse à donner confiance à ses citoyens, notamment les plus fragiles, face aux grands vents de la mondialisation", a-t-il dit.
Il a souligné à cet égard qu’au-delà des institutions, la priorité devra être donnée à la mise en oeuvre de réponses européennes aux grands défis des temps modernes, notamment les moyens de la puissance économique, industrielle et scientifique, le co-développement, les flux migratoires, la sécurité alimentaire et le changement climatique.
"L’aventure européenne n’est pas finie. Elle commence à peine. Il n’appartirent qu’à nous que ce siècle soit celui de l’Europe", a-t-il conclu.
La séance d’ouverture de ce forum a été également marquée par les interventions de la présidente de la Lettonie, Vaira Vike-Freiberga, du secrétaire général du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe, Abdulrahman Bin Hamad Al-Attiyah et de l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Vedrine.
Dans une déclaration à la MAP, le président du Forum de Paris, Albert Mallet a indiqué que la participation d’une grande délégation économique marocaine et de personnes d’horizons divers "montrent, s’il en était besoin, que le Maroc suscite intérêt et espoir de ce côté-ci de la Méditerranée". "Nous célébrons le cinquantième anniversaire de la fondation de l’Europe.
Nous avons veillé à ce qu’un débat sans complaisance, fasse le bilan de ce premier cinquantenaire de l’Union", a-t-il dit, relevant que le Maroc qui vient de célébrer le cinquantième anniversaire de son indépendance, a fait le même exercice quant à l’évolution de son parcours. Pour M. Mallet, le Forum de Paris a créé un espace où toutes les cultures se rencontrent et où tous les thèmes sont abordés sans tabou.
"C’est la seule place où le Nord et le Sud peuvent débattre, construire un avenir commun sur des valeurs partagées", a-t-il indiqué, faisant remarquer que cette réunion qui est en quelque sorte le think tank de l’Europe et de la Méditerranéenne du Sud, a l’ambition d’apporter sa contribution à l’instauration d’un climat de confiance nécessaire pour rapprocher les parties en conflit et construire un avenir commun.
MAP 11-02-07
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