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Papa est en haut, c’est le titre du tout nouveau spectacle de l’humoriste Gad Elmaleh. Il l’a annoncé en primeur au Journal de Montréal. Il sera également sur scène dans le cadre du Festival Juste pour rire au mois de juillet.
«Je ne l’ai dit à personne encore, pas même à la presse française, c’est un scoop!» annonce Gad Elmaleh au bout du fil, sur la route entre deux villes de Belgique. Il fait présentement une tournée de «rodage» pour son nouveau show qui s’arrêtera dans 100 villes laboratoires, question de tester les nouveaux gags. Tout doit être parfait le soir de la vraie première à l’Olympia de Paris en décembre prochain.
L’humoriste présentera ce nouveau spectacle à Montréal à la mi-juillet, deux soirs à la Place des Arts, tout comme son ami Jamel Debbouze. Il offrira aussi un numéro dans un des galas au Théâtre St-Denis.
Inutile de dire que les nouveaux gags de Gad sont attendus. Son précédent spectacle, L’autre c’est moi, a été un franc succès autant sur scène que sur DVD. Certains sketches, comme Le grand blond qui fait du ski, sont déjà dans les annales. Même à New York il a rempli le Beacon Theater, une salle de 3000 personnes.
Gad Elmaleh, en France, c’est énorme. Quand il arrive dans une ville, l’escorte policière est souvent nécessaire, sinon les foules se déchaînent et le suivent en voiture après ses spectacles. Il reçoit des tas de lettres d’amour, qu’il prend le temps de lire. Votre femme ne doit pas trop aimer? «J’en ai pas, alors ça va, j’crois qu’elle est partie à cause de ça!» dit-il en rigolant.
«Pour ça, c’est plus cool au Québec, ils sont plus humbles devant la notoriété», dit l’humoriste juif marocain de 35 ans. Le titre de son nouveau show Papa est en haut est tiré de la chanson pour enfants. «J’espère que le prochain, ça ne sera pas Maman est en bas!» dit-il d’une voix calme qui tranche avec sa fougue sur scène. Les thèmes tourneront sans surprise autour de la paternité, de l’enfance, de l’éducation, de la difficulté d’élever un enfant tout en étant star. On comprend qu’il offrira des numéros plutôt personnels, étant lui-même séparé et père d’un petit garçon.
Gad Elmaleh fera aussi place à la musique sur scène, «du piano, de la guitare et des percussions, parce que ça fait partie de ce que j’aurais voulu faire», dit-il.
Il versera dans la parodie et la révision de chanson. Pour le Québec, il adaptera cette portion en rendant hommage à nul autre que Gerry Boulet et sa chanson Les Yeux du coeur, avec un accent à faire crouler de rire.
«C’est une manière de rendre hommage à la culture d’un pays qui m’a accueilli à bras ouverts», dit l’ancien Montréalais.
L’histoire d’amour de Gad avec le Québec remonte à son adolescence puisqu’il y a habité cinq ans, le temps d’étudier les Sciences politiques. Il est d’ailleurs le seul humoriste français à imiter l’accent québécois comme un miroir. Il repère tous les petits détails qui portent à réflexion. Comme quoi? «Les Québécois ne disent pas la fin des mots, comme le professionnalis, un fantas, avoir des contac», remarque-t-il.
L’expression qui le fascine? «La p’tite vite, c’est formidable comme expression, c’est un symbole d’honnêteté, on avoue que ça va être rapide. On n’a pas à s’excuser, c’est super comme concept.»
La différence entre l’humour en France et au Québec, Gad Elmaleh la voit dans l’importance de la performance. «Au Québec, tu ne peux pas te permettre de ne pas être efficace. C’est un vrai marché, le public il est affiné. Ça j’adore, parce que ça m’a appris à peaufiner mon écriture», avoue-t-il.
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