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Quelles conditions ont-elles été arrêtées par l’USFP pour participer au prochain gouvernement ?
En plus de refuser toute éventualité concernant la présence du PJD au prochain cabinet, rapporte ALM dans l’édition du 01-10, trois conditions préalables sont évoquées : l’architecture gouvernementale, le nombre et le genre de ministères dont il sera chargé.
S’agissant du dernier volet, des sources bien informées révèlent que l’USFP compte partager les portefeuilles équitablement entre les vieux caciques et les nouveaux quadras. Il faut ainsi s’attendre au retour de Mohamed Elyazghi et Fathallah Oualalou, et à l’arrivée de l’ex-président de la Chambre des représentants, Abdelouahed Radi. Le ministre sortant de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Habib El Malki, n’est pas sur la liste des postulants, indique une source à l’USFP. Abdelouahed Radi devra, quant à lui, céder son fauteuil de président de la Chambre des représentants, brigué fortement par le Mouvement populaire (41 sièges), en postulant cette fois-ci pour le poste de ministre de l’Agriculture. Le nom de l’ancien argentier du pays, Fathallah Oualalou, est également cité. Des sources à l’USFP évoquent son retour dans le cabinet El Fassi pour occuper de nouveau le poste de ministre des Finances et de la Privatisation. Fort aujourd’hui du « plébiscite » de son conseil national, le premier secrétaire de l’USFP, Mohamed Elyazghi, serait également de retour, selon les mêmes sources. Mais il s’agira d’ «un retour en force», affirme son entourage évoquant sa candidature à l’un des ministères dits de «souveraineté», dont celui des Affaires étrangères et de la Coopération.
Les «anciens» se feront accompagner par un bataillon de nouveaux visages. Le nom de Mohamed Ameur, ancien directeur de communication, est proposé pour occuper un nouveau poste qui sera rattaché au ministère de l’Habitat, à savoir le secrétariat d’Etat chargé de la Ville. Autre nom favori, celui de Khaled Al Hariri qui a participé à l’élaboration du programme électoral de l’USFP. M. Hariri serait candidat au ministère du Commerce. Par ailleurs, l’USFP compte mettre dans la course aux portefeuilles l’ex-présidente de l’association des femmes entrepreneurs, Salwa El Qarqri. Cette dernière serait proposée au poste de secrétaire d’Etat chargé des PME/PMI. En ce qui concerne Ali Bouabid, qui a participé aux côtés de M. Hariri à l’élaboration de la plate-forme économique du programme électoral de l’USFP, des sources à l’USFP affirment qu’il a décliné une proposition qui lui aurait été faite pour faire partie des membres du gouvernement. Ali Bouabid aurait invoqué la faiblesse du score électoral de son parti.
Ainsi, l’USFP aura choisi d’occuper les principaux ministères du pôle économique.
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