Avant propos
D’où viennent ces drogues dont dépendent la masse et l’élite de la jeunesse chez nous ? Quels sont les types de drogues qui circulent et quels sont leurs effets ? Dans quelle mesure pouvons nous parler de drogues de pauvres et drogues de riches ? Pourquoi cette consommation abondante et quelles sont ses conséquences ?
Il était temps qu’on aborde ce sujet, peu médiatisé, à travers de telles questions, véridiques et qui nous parlent à tous. Nous réalisons ce dossier informatif en guise de sensibiliser ses lecteurs et lectrices, de leur brosser un tableau exhaustif d’un phénomène qui ne cesse de détruire jeunes et moins jeunes.
Tout en restant liés aux faits propres à la région, nous n’abusons pas des histoires qu’a connues notre ville, notre but étant plus humain et constructif. Connaître les différents éléments qui catalysent le trafic de drogues s’impose tout comme le fait d’analyser les différents facteurs qui poussent à dépendre des stupéfiants et même à adopter la toxicomanie comme style de vie.
Une fois cette porte franchise, le monde des toxicomanes nous réserve des témoignages pathétiques et authentiques.
La version de réalité que propose ce dossier nous invite à une réflexion assidue car les semences d’aujourd’hui étant empoisonnées, nous ne pouvons espérer que des générations fragiles et impuissantes.
D comme drogues
Les drogues peuvent être définies ainsi :
"Une drogue est une substance d’origine naturelle ou obtenue par synthèse qui, lorsqu’elle est absorbée, modifie une ou plusieurs des fonctions de l’organisme humain, particulièrement l’activité mentale, les sensations, le comportement, et provoque des troubles physiologiques et physiques."
Les drogues modifient la perception de la réalité et la façon de réagir face à cette réalité.
Les drogues agissent sur le cerveau et perturbent son fonctionnement, à ce titre elles sont également appelées "produits psychoactifs".
Leur usage expose à des risques et des dangers pour la santé et le comportement social. Il peut entraîner des risques d’accidents de toute nature. Il peut également conduire à la dépendance.
Les types de drogues les plus consommés
Pilules magiques, « Bola Hamra », « karkoubi », « elmaâjoun » ou coco, elles sont bien variées les nominations « populaires » données à toutes les substances surtout par les consommateurs. Les scientifiques les classent quant à eux par familles, car à chaque groupe de stupéfiants ses effets sur la santé corporelle et mentale de la personne.
Nous vous présentons ci-dessous les types qui circulent chez nous :
* Haschisch et Kif : font partie de la famille du Cannabis, la substance illicite la plus utilisée. Les dangers associés avec le cannabis sont mal connus par les usagers. On ne peut pas classer le cannabis dans les autres groupes de drogues parce qu’il cause généralement des effets dépressifs, mais comme les stimulants, il augmente la fréquence cardiaque. Une fois que le drogué sent l’effet euphorique du haschisch diminuer, il peut s’affoler et devenir violent tant à l’égard des autres que vis-à-vis de lui-même. Il part ainsi à la recherche d’un autre joint pour faire durer « la bonne humeur ». Dans certains pays européens, on parle de « Marijuana » ou Marie-jeanne, en plus du Haschisch liquide et huile de Cannabis, des substances généralement extraites dans des laboratoires. Ici, chez les plus pauvres, on se contente de la pâte dite « Maâjoun », une pâte sucrée préparée à base de fruits secs mélangée à des pépins de cannabis, ayant des effets relaxants et hilarants.
* Pour la famille des hallucinogènes, il s’agit de médicaments plutôt que de drogues : MESCALINE ou PEYOTL (diméthyltryptamine), PCP (phencyclidine), PSILOCYBINE, MDA (méthylènedioxyamphétami-ne). On parle également de la drogue la plus connue dans cette catégorie, le LSD (acide lysergique, diéthylamine). « Les hallucinogènes sont des drogues qui affectent de manière dramatique la perception, les émotions et le processus mental. Ils entraînent des distorsions du sens de la réalité et ils peuvent causer des hallucinations, c’est-à-dire des images sensorielles semblables à des rêves ou à des cauchemars. Ils sont parfois appelés "drogues psychédéliques" ou "drogues psychodysleptiques". On consomme ces drogues pour les effets hallucinogènes qu’elles produisent. Il n’existe pas de fins médicales pour les hallucinogènes en ce moment.»
...à suivre