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Les drogues, un style de vie ?
Certains considèrent le toxicomane responsable de la situation où il est. Ils privilégient la responsabilité de l’individu face à la toxicomanie. La personnalité de l`individu est justement « un facteur important face à sa toxicomanie puisque c`est par elle que se fait l`intégration et la perception des expériences. La personne , en raison de ce qu`elle est au plan psychologique et de sa vulnérabilité personnelle, trouve au contact de l`alcool ou tout autre drogue , la substance magique qui vient régler , semble-t-il les problèmes tels qu`apaiser l`émoi intérieur , éveiller l`impression de puissance etc. « La consommation devient alors utilitaire. »
Dans les quartiers les plus défavorisés, où les problèmes se reproduisent sans cesse, est-il possible de reprocher aux jeunes l’usage de cachets et d’eau de vie alors que cela ne dépend pas uniquement de leurs personnalités ? Peuvent-ils surmonter un courant si violent comme la misère ? Ces substances leurs permettent d’affronter les conditions de la vie de plus en plus anxiogènes et stressantes ainsi que de calmer les tensions provoquées par l`état de vulnérabilité et d`inadaptation psychologiques. Ils sont donc un peu contraints à adopter les drogues en tant que « style de vie ».
Mais dans les quartiers les plus riches de la ville, les jeunes n’ont pas de quoi se plaindre lorsque tous leurs vœux sont exhaussés. C’est plutôt le désir enfantin de découvrir qui n’est pas contrôlé, Le recours aux stupéfiants, généralement des drogues dures, de façon plus ou moins habituelle entre dans la façon de vivre en société, avec autrui et avec soi-même. L`euphorisant constitue une partie intégrante du style de vie. Dans ce cas, « il faut observer que rien ne peut être fait sans la présence du stimulant, du moins comme hantise du moment où il sera là ». Toute la vie s`organise autour de cette substance: en obtenir, en consommer, ne pas en manquer... La drogue occupe donc le temps de la personne, structure sa vie, procure un rituel rassurant, donne une identité. Ces jeunes qui vivent au sommet sont généralement moins forts, dès le premier petit problème ils nuisent à leur santé en prétendant même parfois que c’est normal de consommer des drogues, question « d’oublier », de « faire la fête », « c’est un style quoi ! »
Témoignages
Ces propos que nous avons recueillis un peu partout au centre de la ville d’Agadir et dans ses périphéries, rejoignent les facteurs avancés et les tendances décrites, sauf que la simplicité des mots et la véracité des tons argumentent mieux que tout commentaire :
* « Au début c’était une cigarette de temps à autre. Puis c’est au lycée que j’ai fumé le premier joint, nous étions entre copains, je n’ai pas pu refuser ayant peur de passer pour une mauviette « Mriwa » ! Maintenant, je ne peux pas vous dire ce que je prends, mais vu le quartier où j’habite, je me procure chaque jour et facilement tout ce que je veux. Je ne peux pas arrêter, c’est trop tard ‘Fat lfout !’ » Rachid- 31 ans- fonctionnaire.
* « La drogue c’est un vice dangereux, même si je ne l’utilise pas, je souffre. Mon frère lui est chômeur, toxicomane en plus, quand il ne prend pas la drogue, il nous crée des problèmes, il a été deux fois en prison. Ma mère pleure chaque jour, elle ne supporte plus son cas. Moi je dois travailler pour lui donner de quoi acheter ce qu’il consomme, comme ça il reste calme. C’est pour ma mère que je fais tous ça, lui je sais déjà qu’il est presque mort… » Aicha- 24 ans- Ouvrière.
* « Et alors, je fais la fête avec mes copains, j’ai bien le droit de faire ce que je veux. Mes parents s’intéressent peu à ma vie, de toute façon ils ne peuvent rien me dire, je n’abuse pas, je me fais plaisir c’est tout !» Simo- 17 ans- lycéen.
* « ce n’est pas un phénomène lié seulement aux hommes. Je connais bien des lycéennes qui se droguent... J’ignore les causes qui poussent les jeunes à consommer ce poison, c’est comme ça que je l’appelle, surtout les drogues fortes qu’ils sniffent et qui peuvent parfois tuer sur le champ. Ils se détruisent et personne n’est là pour les aider. » Amina- 42 ans- Enseignante.
* « J’ai vu pas mal de fois les hallucinations des drogués et leurs dépressions. Le quartier où je vis me permet d’assister à des bagarres presque chaque jour. Lorsque quelqu’un manque de « haschisch », il se met en colère même contre sa famille, « il ne reconnaît plus personne »… Certains quand ils se droguent commencent à crier, à insulter les voisins, d’autres deviennent calmes comme des bébés, beaucoup ne peuvent plus se tenir sur les pieds…Même s’ils n’ont pas d’argent, je ne sais pas comment il font pour acheter à chaque fois… Ce qui me fait mal, c’est que des enfants de 12-13 ans consomment la drogue et personne n’est là pour les empêcher de « se suicider» à cet âge ! » Mohamed- 62 ans- Retraité.
...à suivre
Mourad@Erasmus
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Les drogues......
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Posté par Abdou le 9/10/2006 à 21:16 GMT
Mourad, chapeau bas pour texte.
Je pense que le bébé, à sa naissance, ressemble à un petit arbuste qui vient juste de sortir de terre. Le jardinier consciencieux le bichonne, d’abord en l’arrosant à un moment bien précis de la journée, puis en enlevant les mauvaises herbes autour de sa racine; et ce sans relche. Il le débarrasse aussi des parasite. Quand petit arbuste devient arbre, le jardinier ou le cultivateur, outil adéquat dans les mains, s’ingéniera à couper tout ce qui pourrait compromettre une bonne récolte. C’est un travail de longue haleine. Le suivi ne doit souffrir aucun relâchement. En fin de compte, le jardinier ou le cultivateur cueille, avec une inégalable fierté, de merveilleux fruits juteux et succulents.
Le fonctionnaire de trente et un ans, n’aurait jamais du succomber à la première cigarette et au premier joint. Ses parents vavient manqué de vigilance. Ils avaient failli à leur devoir d’éducateurs.
Quant au frère d’Aïcha, lorsqu’il était bien jeune, au lieu de lui ramener elle-même un biscuit, sa mère lui remttait de l’argent pour aller s’acheter des friandises chez l’épicier du coin. Petit garçon, sa mère, au lieu de lui préparer un goüter fait-maison, lui donnait encore de l’argent, un peu plus, pour s’acheter quoi......? Dieu seul le sait. Adolescent, c’est l’explosion! Il ne peut plus sortir de chez lui sans son argent de poche. Ses études sont délaissés, il se prélasse avec les copains au coin de la rue. J’ai vu, de mes propres yeux vu, la mère, avant d’aller au boulot, glisser de l’argent sous l’oreiller de son fils endormi et poser un paquet de cigarettes sur une petite table où des restes d’un bocadillo trainent encore . Quand la mère ne peux plus travailler, c’est sa fille qui prend la relève, sinon, elle est battue par le frère. A plusieurs reprises, j’ai intervenu pour l’empêcher de recevoir une raclée.
En ce qui concerne le jeune homme de dix sept ans, ses parents, toujours les parents, ne lui ont pas expliqué que tant qu’il est mineur, il n’est pas responsable, car il est sous leur responsabilté. Si, par hasard, il inculpé de quelque délit, ce sont les parents qui paient les pots cassés. Alors qu’il ne parle pas de droit de faire ce qu’il veut.
Mohammed, le retraité, corrobore ce que j’ai écrit au début, les gosses de douze treize ans consomment de la drogue.
Je ne veux pas me jeter de fleurs, mais, je signale me suis marié dans un quartier populaire et mes six enfants y ont grandi. Et pas un seul ne fume et encore moins se drogue. Je pense, humblement, que j’ai été un bon jardinier ou un bon cultivateur. J’en suis tout simplement fier.
Puisque maintenant il y a une moudouana, les juges pourraient peut-être contribuer la naissance d’un milieu marocain plus conscient de ses responsabilité. Ils ne donneraient leur accord qu’après avoir passé, aux futurs mariés, un examen sur la bonne éducation des enfans.
On va peut-être me traiter de tous les noms, cela ne fait rien, j’ai dit ce que j’avais à dire. Excusez les fautes, si faute il y a, j’écris directement sans faire de brouillon au préalable.
Abdou
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Les drogues......
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Posté par Abdou le 9/10/2006 à 21:16 GMT
Mourad, chapeau bas pour texte.
Je pense que le bébé, à sa naissance, ressemble à un petit arbuste qui vient juste de sortir de terre. Le jardinier consciencieux le bichonne, d’abord en l’arrosant à un moment bien précis de la journée, puis en enlevant les mauvaises herbes autour de sa racine; et ce sans relche. Il le débarrasse aussi des parasite. Quand petit arbuste devient arbre, le jardinier ou le cultivateur, outil adéquat dans les mains, s’ingéniera à couper tout ce qui pourrait compromettre une bonne récolte. C’est un travail de longue haleine. Le suivi ne doit souffrir aucun relâchement. En fin de compte, le jardinier ou le cultivateur cueille, avec une inégalable fierté, de merveilleux fruits juteux et succulents.
Le fonctionnaire de trente et un ans, n’aurait jamais du succomber à la première cigarette et au premier joint. Ses parents vavient manqué de vigilance. Ils avaient failli à leur devoir d’éducateurs.
Quant au frère d’Aïcha, lorsqu’il était bien jeune, au lieu de lui ramener elle-même un biscuit, sa mère lui remttait de l’argent pour aller s’acheter des friandises chez l’épicier du coin. Petit garçon, sa mère, au lieu de lui préparer un goüter fait-maison, lui donnait encore de l’argent, un peu plus, pour s’acheter quoi......? Dieu seul le sait. Adolescent, c’est l’explosion! Il ne peut plus sortir de chez lui sans son argent de poche. Ses études sont délaissés, il se prélasse avec les copains au coin de la rue. J’ai vu, de mes propres yeux vu, la mère, avant d’aller au boulot, glisser de l’argent sous l’oreiller de son fils endormi et poser un paquet de cigarettes sur une petite table où des restes d’un bocadillo trainent encore . Quand la mère ne peux plus travailler, c’est sa fille qui prend la relève, sinon, elle est battue par le frère. A plusieurs reprises, j’ai intervenu pour l’empêcher de recevoir une raclée.
En ce qui concerne le jeune homme de dix sept ans, ses parents, toujours les parents, ne lui ont pas expliqué que tant qu’il est mineur, il n’est pas responsable, car il est sous leur responsabilté. Si, par hasard, il inculpé de quelque délit, ce sont les parents qui paient les pots cassés. Alors qu’il ne parle pas de droit de faire ce qu’il veut.
Mohammed, le retraité, corrobore ce que j’ai écrit au début, les gosses de douze treize ans consomment de la drogue.
Je ne veux pas me jeter de fleurs, mais, je signale me suis marié dans un quartier populaire et mes six enfants y ont grandi. Et pas un seul ne fume et encore moins se drogue. Je pense, humblement, que j’ai été un bon jardinier ou un bon cultivateur. J’en suis tout simplement fier.
Puisque maintenant il y a une moudouana, les juges pourraient peut-être contribuer la naissance d’un milieu marocain plus conscient de ses responsabilité. Ils ne donneraient leur accord qu’après avoir passé, aux futurs mariés, un examen sur la bonne éducation des enfans.
On va peut-être me traiter de tous les noms, cela ne fait rien, j’ai dit ce que j’avais à dire. Excusez les fautes, si faute il y a, j’écris directement sans faire de brouillon au préalable.
Abdou
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Fier, il faut l'être
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Posté par Mourad@Erasmus le 10/10/2006 à 3:09 GMT
Cher Abdou, je suis également fier de toi et de l’approche que tu conserves quant à l’éducation des enfants, les tiens d’abord puis ceux de tous les marocains, je te remercie pour l’analyse effectuée concernant chaque témoignage, ce qui révèle une lecture assidue!
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Reponse de Steph Le 10/10/2006 à 3:31 GMT
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Oui triste constat. Quel manque d’espoir dans nos sociétés. Tu dois te battre pour aider ces jeunes Mourad toi qui enseigne sinon ils sont foutus. Parfois un bonne communication pernet peut être de sauver les âmes.
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Reponse de Mourad@Erasmus Le 10/10/2006 à 18:09 GMT
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Oui steph, nous participons tous à sauver au moins via un soutien moral les jeunes et moins jeunes qui sont possédés par ces substances, chacun à sa manière mais tous avons le même but!
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