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Le Maroc regrette que l’autre partie n’ait pas saisi l’opportunité du deuxième round
Le Royaume du Maroc a regretté que l’autre partie n’ait pas saisi l’opportunité du deuxième round des négociations sur le Sahara, qui s’est tenu les 10 et 11 août à Manhasset, banlieue new yorkaise, pour avancer vers une solution politique du conflit du Sahara.
"Après deux jours de négociations, le Royaume du Maroc ne peut qu’exprimer ses regrets du fait que l’autre partie n’ait pas saisi l’opportunité offerte par ce deuxième round pour réaliser des progrès dans le processus de recherche d’une solution politique à ce conflit", a déploré, le ministre de l’Intérieur, Chef de la délégation marocaine à ces négociations, lors d’une conférence de presse, au siège de la mission permanente du Maroc auprès de l’ONU, à l’issue du deuxième round. Dans une déclaration préliminaire, faite lors de cette conférence donnée par la délégation marocaine, M. Benmoussa a estimé que "la position de l’autre partie est demeurée figée et attachée à des plans et propositions dont l’inapplicabilité a été démontrée, et que ses déclarations à la presse avant et au cours du deuxième round ont été marquées par l’injure et la provocation, dans une violation flagrante de ce qui avait été convenu avec l’Envoyé personnel du Secrétaire Général des Nations Unies".
En dépit de cette position intransigeante, a-t-il affirmé, le Maroc nourrit l’espoir de voir l’Algérie et le polisario assimiler, avec le temps, la profondeur et les dimensions de l’Initiative marocaine et s’inscrire dans des négociations sérieuses et responsables. (MAP 12-8-07)
Manhasset II installe définitivement l’Initiative de l’autonomie comme l’unique référentiel de négociation sur l’affaire du Sahara
Le deuxième round de négociations organisé à Manhasset a installé définitivement l’Initiative de l’autonomie comme l’unique référentiel de pourparlers sur l’affaire du Sahara.
Si Manhasset I a été une rencontre presque protocolaire dédiée à la prise de contact et à la définition du cadre général des négociations, Manhasset II est incontestablement le vrai premier round des négociations entre le Maroc et le Polisario. «Le fait que la tension soit montée d’un cran signifie que l’on a vraiment commencé à entrer dans le vif du sujet. Contrairement à ce que l’on pourrait pensait, c’est un bon signe», explique un observateur.
(...) Cela était évident à Manhasset malgré les tentatives maladroites de Brahim Ghali, membre de la délégation du Polisario, qui a essayé de cacher, à travers des sorties médiatiques hasardeuses avant, durant et après les négociations, cette volonté d’avancer sur la question de l’autonomie et de négocier sur le fond de la proposition marocaine. L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU et chargé de la médiation dans ces négociations a révélé lors d’un point de presse tenu samedi à l’issue du deuxième round, que les deux parties ont parlé de problématiques spécifiques comme les ressources naturelles et l’administration locale. Or, parler de la gestion des ressources et de la bonne gouvernance locales n’est-il pas le début de toute négociation sur un statut d’autonomie ? En tout cas, les observateurs estiment que Manhasset II a installé les bases du dialogue et qu’il faudra encore plusieurs rounds pour avancer sur la question. En attendant le prochain rendez-vous, les observateurs demeurent optimistes quant à une évolution positive du processus. (ALM 13-8-07)
Le polisario ne présente aucune alternative qui soit proche du règlement politique prôné par l’ONU
Le journal "Al Hayat", paraissant au Caire, a souligné dimanche que "le front polisario" ne présente aucune alternative pour le règlement de la question du Sahara, en rupture avec les précédentes propositions et approches qui ont conduit à l’impasse actuelle et qui soit proche du concept du règlement politique prôné par l’ONU.
Sous le titre "Manhasset et l’issue du conflit du Sahara", le journal écrit, dans un commentaire consacré au deuxième round des négociations sur le Sahara, tenu les 10 et 11 août à Manhasset, banlieue new yorkaise, que la réalité montre que le "polisario" se contredit en appelant à l’autodétermination et en proclamant unilatéralement "La république sahraouie" sans aucune consultation démocratique.
Quant à la participation de l’Algérie et de la Mauritanie à ces négociations aux côtés du Maroc et du polisario, "Al Hayat" rappelle que le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon, avait appelé les pays de la région, notamment l’Algérie et la Mauritanie, à aider à trouver une solution, ce qui signifie que les responsabilités sont partagées entre toutes les parties et que nul ne peut se dérober à sa responsabilité en prétendant ne pas être concerné. (MAP 12-8-0)
Extrait de la déclaration de M. Chakib Benmoussa
(Conférence de presse- Siège de la mission permanente du Maroc auprès de l’ONU)
(...) Le Maroc exprime son engagement ferme à coopérer avec l’organisation des Nations Unies pour régler ce conflit avec la sagesse et la responsabilité nécessaires et œuvrer à prendre les disposions qui s’imposent afin de mettre fin aux souffrances de nos frères et de nos enfants dans les camps de Tindouf.
A ce propos, le Maroc réitère son appel à la communauté internationale et à l’Organisation des Nations Unies pour effectuer un recensement précis et global des populations des camps de Tindouf et leur permettre d’exprimer librement leur désir de retour volontaire dans leur pays, conformément aux principes régissant l’action du Haut Commissariat aux Réfugiés (...)
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