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Une peine de quatre ans d’emprisonnement infligée à Karim Pour avoir exprimé pacifiquement son point de vue sur l’islam, les autorités religieuses d’al Azhar et la politique en Égypte, pour avoir blogué, partagé, remué l’hibernation mentale et politique de certains.
"Amnesty International condamne la peine de quatre ans d’emprisonnement infligée ce jeudi 22 février par un tribunal égyptien au blogueur Karim Amer, et elle demande la libération immédiate et inconditionnelle de cet homme.
« Cette condamnation est un nouveau coup porté à la liberté d’expression en Égypte, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du nord d’Amnesty International. Les autorités égyptiennes doivent protéger l’exercice pacifique de la liberté d’expression, y compris si les points de vue exprimés peuvent être perçus comme choquants par certaines personnes. Amnesty International considère Karim Amer comme un prisonnier d’opinion poursuivi uniquement pour avoir exprimé de manière pacifique son point de vue sur différents sujets. »
« Les autorités égyptiennes doivent abroger la loi, contraire aux normes internationales, qui prévoit des peines d’emprisonnement pour des personnes n’ayant rien fait de plus qu’exercer de manière pacifique leurs droits à la liberté d’expression, de pensée, de conscience et de religion. »
Karim Amer est le premier Égyptien jugé pour avoir écrit des blogs critiques à l’égard des autorités religieuses d’el Azhar, du président Moubarak et de l’islam. Il a été accusé notamment de « diffusion d’informations susceptibles de troubler l’ordre public et de ternir la réputation du pays », « d’incitation à la haine de l’islam » et de « diffamation à l’égard du président de la République »".
Blog Freekareem
Chronologie du procès.
"Les autorités égyptiennes (avaient) d’abord placé Karim Amer en détention pendant douze jours, en octobre 2005, en raison de ses écrits sur son blog, Karam903, concernant l’islam et les émeutes motivées par l’intolérance religieuse qui avaient éclaté ce même mois dans le quartier de Maharram Bek, à Alexandrie. Ces émeutes faisaient suite à des informations selon lesquelles la vidéo d’une pièce de théâtre présumée anti-islam était visionnée dans une église copte du quartier, et des DVD de cette pièce étaient en vente dans l’église.
Karim Amer a été libéré sans inculpation, mais le conseil de discipline de l’université d’al Azhar l’a reconnu coupable de blasphème envers l’islam et l’a renvoyé de l’université en mars 2006.
Le 7 novembre 2006, Karim Amer a de nouveau été convoqué devant le parquet du district de Maharram Bek, dans la ville d’Alexandrie, après une plainte déposée contre lui par l’université d’al Azhar. Le 7 novembre, le ministère public a ordonné son placement en détention pour quatre jours, période prolongée par la suite de deux semaines, pour donner plus de temps à l’enquête.Pendant cette période, il a été détenu à l’isolement et au secret, et les visites de ses proches n’ont été permises qu’à la dernière semaine de janvier 2007.
Jeudi 22 février: peine de quatre ans d’emprisonnement".
Amnesty international
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