JIM: Best-of 2006

      » Publié le 29/12/2006 à 18:01 GMT par Mourad ABOUSSI     (0/10 - 0 Votes)    Commentaires (3)     Lectures (514)

 

 

Echec et mat

Fragments de l’article: Lisez cette blague, mais s’il vous plaît essayez de ne pas rigoler :« L’instituteur en classe dit à ses élèves : - moi, j’incarne dans cette classe le rôle d’électricien et vous, vous êtes des ampoules…

À cet instant un élève du fond de la classe lève le doigt :

- Monsieur, dit-il en montrant son camarade qui dort, lui c’est une ampoule grillée !... »

« Des ampoules grillées », notre système éducatif en produit massivement.

 (…)Une multiplicité de causes qui s’imbriquent les unes dans les autres, agissant sournoisement en chaîne, font que l’enfant/élève se trouve un jour « échec et mat ». Pour éviter ce dénouement chaotique, cogitons bien notre sujet : des modules de mise à niveau doivent être programmés et bien réalisés au début de chaque niveau scolaire afin d’aider les élèves en retard, et ce pour ne pas parler carrément de classes d’adaptation.

L’attitude pédagogique est peut-être le nœud du problème. L’enfant ne doit pas peiner car l’enseignant peine ! Un enseignant ouvert et attentif suscite la confiance et attire l’attention de l’élève quels que soient ses problèmes affectifs ou ses échecs électifs. Les activités parascolaires quant à elles peuvent jouer un rôle magique, celui de véhiculer des messages, d’agir sur les comportements, de créer du dynamisme dans le corps et l’esprit de l’apprenant pour le pousser à désirer l’école et les apprentissages qu’elle propose. L’enseignant incarne ici noblement, au lieu du rôle d’électricien, celui du créateur des générations futures car « toutes les fleurs de l’avenir sont dans les semences d’aujourd’hui ».

Fragments des meilleurs commentaires:

Mehdi from Agadir : Système gangrené ? Dépassé ? Archaïque ? Discriminatoire ? Tiers-mondesque...

Notre système éducatif divise les élèves en trois classes distinctes :Les cracks : une denrée très rare chanceuse lors de sa loterie génétique, ou des bosseurs qui ont tout sacrifié pour réussir. En somme, des fruits du hasard qui auraient réussi dans n’importe quel autre système ou des jeunes qui frôlent parfois le fanatisme. Donc très peu représentatifs de la vraie masse estudiantine marocaine.Ensuite les cancres : qui rappellent aux établissements l’ensemble des malaises sociaux dont souffre le pays et sont encore moins représentatifs...Et finalement les élèves « X » : des élèves moyens qui tentent d’allier leur vies privées aux études. En fragmentant ainsi leur emploi du temps, ils se retrouvent incontestablement à la traîne avec des notes tout juste en dessus de la moyenne. Vous me direz que c’est normal, mais pour moi, il est inconcevable de demander à un adolescent de passer ses plus belles années à bosser comme un forcené pour assurer son avenir (comme si c’était d’abord possible !), parce qu’à condition d’être riche, on ne peut faire d’étude supérieures respectables (pas la fac !!!) sans une note extraordinairement élevée ! Le choix est difficile et frustrant...(…)Pourquoi ne pas intégrer plus de thèmes à synthèse dans toutes les matières et encourager les élèves à faire des exposés au moins une fois par mois ? Parce qu’au moins, les travaux parascolaires leur donnent le sentiment d’être utiles...

HamzaA mon avis c’est la réforme éducative au Maroc qui doit prendre des grandeurs capables de produire une bonne "Qualité d’enseignement"!!!!!!!!!
Les mentalités doivent changer, le système éducative Marocain doit subir des modifications qui auront un impact à long terme. Il faut assuer une certaine continuité des programmes mis en place afin de maintenir les aspects éducatifs recherchés par l’état.

 

Femmes! Faites-vous des muscles!

Fragments de l’article :

Soumission, abus, violence, harcèlement sexuel ? Un 8 mars comme les autres ? Des réflexions théoriques sur le statut de la femme et sa situation sociale ? Des débats et des polémiques ? Songerons-nous à briser la monotonie de nos actes ?

Il était une fois, une veuve qui travaillait dans une usine, elle coupait les têtes des sardines. Chaque jour, le patron la déshabillait de son regard libidineux ! Quand elle sortait, épuisée, dégoûtée, le fils du patron prenait la relève, la suivait de sa voiture, la guettait comme dans une jungle ! Il l’intimide, il la menace de « couper ses vivres », il l’embarrasse ! Elle devait soulager ses pulsions pour garder son travail ! S’adapter ou disparaître ? S’imposer dîtes-vous ! Par quelles preuves ?

 (…)

La misère des femmes est cruellement exploitée, les salaires relatifs aux boulots féminins restent maigres. Les professionnelles du sexe ont-elles le choix finalement ? Elles procurent « la joie », mais sont-elles joyeuses ? Elles qui sont mal vues sinon mal traitées, par leurs clients même !  Peuvent-elles sortir de ce chemin sinueux pour acquérir l’estime de soi et faire autre chose que subvenir aux besoins mécaniques des autres ? Faites quelque chose pour vous mesdemoiselles !

(…)

  Quant aux femmes qui croient que la fameuse « obéissance » veut dire soumission, jusqu’à quand supporter la violence verbale, morale ou physique, il est temps de crier fort : me touche pas ! Et si vous ne vous sentez pas capables de vous défendre par les mots, défendez-vous à coups de poing, et pour cela, faites-vous des muscles !

Fragments des meilleurs commentaires:

Steph

C’est bien de défendre la cause des femmes.

Je pense que les mentalités vont finir par évoluer à ce sujet et qu’il y aura moins de choses désagréables pour elles .

 

Cybercriminalité et cybersexualité :Les plaisirs virtuels d’une jeunesse sans

 

À la recherche de « l’âme sœur » ou d’une gloire électronique, dès que les jeunes se connectent à Internet, ils sont quasiment « déconnectés » et cela dure des heures et des « nuits blanches » même. Alors que les maux du net sont multiples, ils se voient entraînés, d’une manière volontaire ou involontaire, dans certains jeux sans scrupules qui passent parfois pour des délits et qui peuvent ainsi leur coûter leur liberté sinon toute leur vie.

 

L’affaire des sites pornographiques révélée en novembre par le quotidien « Assabah » mérite notre méditation. Ces sites mis en ligne par un « inconnu » auraient inclus des photos nues de jeunes élèves de la ville d’Eljadida, avec des commentaires déplacés, des renseignements permettant de reconnaître leurs identités et même une description qui propose leurs services. Cet inconnu se venge-t-il en essayant de dénigrer ces jeunes ? Le mystère s’est installé, mais les circonstances spectaculaires de l’incident n’ont pas à occulter l’esprit de synthèse : poussons notre intelligence plus loin et enquêtons, car il s’agit bel et bien d’un crime.

 

   En dépit de la véracité des informations formulées, cet inconnu a-t-il le droit de juger les comportements et les libertés des ces élèves, de rendre le verdict et d’exécuter la peine d’une manière si horrible ? Bien sûr que non. Il a occupé son temps à préparer un stratagème afin de satisfaire son ego et de s’amuser en assistant à la panique des lycéens et de leurs familles. Cet exploit nécessite le travail de plusieurs mois et surtout l’aide de complices qui peuvent lui livrer les adresses e-mail des sujets. À travers le piratage des boîtes de chacun d’eux, il arrive à acquérir toutes les photos intimes, à lire les secrets des plus discrets. La suite est simple : inscription, configuration du blog, et mise en ligne de tous les documents avec une touche artistique et surtout criminelle.

   C’est donc un motif narcissique qui déclanche chez certains jeunes le désire de créer une gloire électronique, avec le manque de conscience et l’excès d’ambition, les choses peuvent mal tourner !

 

Fragments des meilleurs commentaires:

hamza Je pense que l’usage d’Internet varie selon la personnalité de l’utilisateur tout en prenant compte bien sur de la tranche d’age à laquelle il appartient. En outre, internet permet la satisfaction de plusieurs besoins qui ne prennent nullement des limites, surtout à l’age de l’adolescence notamment les désirs sexuels.
Les moyens pour y remédier sont nombreux mais le problème, à mon avis, reste dans leurs applications.
Très bon sujet Mr. Mourad

 

Mehdi from Agadir Pour être totalement efficace, l’autocritique devrait être accompagnée de sensibilisation, d’un certain contrôle de la diffusion d’information qui ne serait pas l’encontre de la liberté d’expression, et d’une lutte contre tout ce qui est cybernetiquement illégal. Mais devant la difficulté d’appliquer de telles mesures (j’éviterais de dire l’impossibilité pour garder une lueur d’espoir pour les plus

optimistes !) la seule chose à faire est de revenir à la bonne vieille "solution centrée sur l’individu" comme tu dis si bien !

 

« Pour cesser de consommer de la drogue, il faut d’abord le vouloir ».

 

À l’occasion de ce mois sacré du Ramadan, on s’attache moins à sniffer ou gober ces substances, mais dès la veille de l’âid, on se lâche d’une manière phénoménale. « Les musulmans » se montrent pieux juste quelques jours- quelques heures seulement pour certains- ils oublient que ce mois est fait pour la réflexion, pour pousser sa spiritualité au-delà des petits plaisirs. Ils jeûnent mais ne saisissent pas cette chance pour s’améliorer. Dans le cas du toxicomane, il peut gagner un bon temps pour accélérer sa guérison.

 

(…)

Ne pas avoir un centre de désintoxication dans la région ou au moins un centre d’aide aux toxicomanes s’avère honteux. À cela s’ajoute les compagnes de publicité qui sont scandaleusement absentes, alors qu’elles doivent normalement être diffusées au public ou au moins sensibiliser les jeunes dans le milieu scolaire afin de concrétiser un proverbe simple mais ô combien révélateur : « prévenir vaut mieux que guérir » ! 

Fragments des meilleurs commentaires:

Abdou Le role de la famille et des amis devient de plus en plus difficle. Ceux qui comment qui se trouvent dans la phase I, veulent montrer à leur entouyrage qu’ils sont majeurs et vaccinés, et qu’ils ont le droit de faire ce qu’ils veulent, et aussi qu’ils savent ce qu’ils font. Plus on les conseille, plus ils s’enfoncent dans leur entêtement irresponsable. Il crânent en affirmant que leur force de caractère leur permettra de stopper quand bon leur semblera. Ils sont loin d’imaginer que, peitit à petit, inexorablement, cette force fond comme du beurre au soleil. Je parle en connaissance de cause.   

 

« On était jeunes… on était fous » !

Un mal a-t-il frappé notre jeunesse cette année ou est-il un simple hasard que plusieurs faits atténuent le goût si amer de la déception, en vue de cette criminalité naissante qui sent le ludique, de cette démission mal calculée devant le savoir et de cette intolérance écervelée qui sème la haine et nourrit la rancune ?(...)

Étudier est certes beaucoup de concepts à la fois, mais c’est surtout contrôler son parcours et sentir ses progrès, éprouver du plaisir à découvrir, vers un orgasme  de la pensée et du savoir, vers la modification ô combien précieuse du statut de l’étudiant. Sauf que ce dernier n’est pas le seul à décider, les contraintes sont énormes. Pour une Université comme la nôtre qui accueille des flux d’étudiants de différentes régions, si hétérogènes que peuvent être leurs niveaux, leurs cultures et leurs savoirs, la gestion est « mission impossible ».

 D’autant plus qu’on manque d’infrastructures propres à faciliter la vie quotidienne, on se demande comment l’étudiant peut se concentrer lorsqu’il n’assure même pas son déjeuner et lorsqu’il pense sans cesse à la manière dont il peut se débrouiller pour payer le loyer.

 

  Ce fameux « système D » est désormais monnaie courante, les jeunes y recourent continuellement à la moindre difficulté, comme s’ils désiraient une vie paisiblement facile, où tout se procure à la sauvette. Les phénomènes à corroborer ces remarques sont abondants, les scènes écoeurent. Ainsi, beaucoup d’étudiantes vivent grâce à la prostitution, cachée, mode silencieux, mais qui existe bel et bien. Certaines n’ont pas le choix affirment-elles « ou c’est ça ou c’est mourir de faim, puisque les parents ne peuvent pas subvenir à nos besoins, et même s’ils le font, ce n’est jamais suffisant ! ». C’est alors qu’une étudiante, le jour, se mue le soir en « fille de joie ». Soit le job d’étudiant(e)s le plus humiliant qui puisse exister !

Fragments des meilleurs commentaires:

Steph C’est trés moche tout ça. La vie facile Tout le monde en rêve, mais ça n’existe pas ! Faut toujours bosser pour avoir un peu.Dommage que ce modèle soit un peu dépassé...

Mehdi from Agadir J’évite d’émettre des jugements sur les putes (excusez ma vulgarité !) qui me font énormément de peine. En arriver jusqu’à marchander sa propre chaire démontre le profondeur et la gravité des stigmates du passé ! Mais pour la jeunesse d’aujourd’hui, dépravée, excessivement révoltée et spirituellement affaiblie, elle est perdue entre le rêve américain d’un New Port Beach et la dure réalité du DERB. Entre les lycées plus attrayants que nos hôtels, avec des terrains plus verdoyants que le Père Jigo et des filles aux plastiques de rêves, et nos établissements miteux, encombrés et où un gouffre sépare professeurs et élèves. Nos jeunes se sentent mis à l’écart et comme tout adolescent déséquilibré émotionnellement, sa seule alternative est de riposter violemment. Je ne défend personne, n’accuse personne à part l’inculture qui sévit et une foi des plus volatiles.

 Pensons au SIDA avant qu’il ne pense à nous !

On dirait que la vie sexuelle des marocains ne change jamais, même sensibilisés, ils continuent à avoir des comportements à risque, soit des rapports non protégés avec plusieurs partenaires.

(…)C’est malheureux ! Les tabous liés aux traditions ou à la mauvaise interprétation de la religion continuent encore à ensevelir des vérités, la fameuse « Hchouma » est notre ennemi, notre mal le plus fou ! Il faut désormais faire signe de maturité, ce mal nous agresse, agressons-le afin de l’éradiquer par un geste simple : briser le silence et ne rien cacher surtout aux jeunes. Car devant cette hypersexualisation des adolescents à laquelle nous assistons, beaucoup sont tentés par l’expérience, mais peu savent comment se protéger.

Protégez-vous mes amis, gardez toujours un préservatif dans la poche, on ne sais jamais quand est-ce que le désire se déclenche, parfois les relations sexuelles ne sont pas prévues, calculées ou préméditées, et c’est là où le mal peut arriver !

(…)Rappelons enfin qu’une éducation sexuelle peut jouer un rôle continuel de prévention, ne serait-ce que pour expliquer cette différence capitale entre faire le sexe et faire l’amour.

Pensons alors au SIDA avant qu’il ne pense à nous !

 

 

 
   

 

    

 
   

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consécration

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  Posté par Oussama le 30/12/2006 à 1:39 GMT

    Bravo Mourad, pour tout ce que tu fais.

    Bonne continuation

 

Bravo

Répondre

  Posté par Steph le 31/12/2006 à 18:53 GMT

    Une belle année de blog cher Mourad et des sujets vraiments intéressants et d’actualité.

    Merci pour ce best of.

 

Merci

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  Posté par hamza le 9/01/2007 à 16:54 GMT

    Salut Mourad! Bon d’abord je te souhaite très bonne année 2007, inchallah pleine de bonheur, d’amour et d’ambition. permets moi de dire, que tous tes billets sont plus qu’excellents. Tu ne m’as jamais déçu Mourad ! :) Tu nous manques :D!! Hamza http://inmaroc.canalblog.com

 

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