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Pour l’OCDE et le CAD, la notion de "développement participatif" a été mentionnée pour la première fois dans la déclaration sur la coopération lors des années 90, mais reste d’actualité puisqu’elle n’a pas été appliquée par le biais de plans et de programmes collectivement conçus et implantés . Appelée parfois "participation du peuple", elle peut être définie comme un processus où les individus jouent un rôle actif et déterminant dans l’élaboration de décisions qui influencent leur vie. Amener la population à participer représente plusieurs avantages : intégrer les compétences locales dans la réalisation d’activités, ainsi il y a plus de chance pour que les objectifs et les résultats coïncident avec les nécessités ; l’efficacité et l’équité sont assurées par les autorités et par les participants parce que leurs actes sont exposés devant tout le monde ; et les associations d’intérêt local peuvent s’approprier les activités développées.
Cette participation à l’exercice du pouvoir pourrait produire une évaluation des connaissances, une distribution de l’autorité et une certaine justice sociale. Le principe du développement participatif se révèle ainsi essentiel en tant que large processus au Maroc pour deux raisons capitales :
- Il permet de renforcer la société civile et l’économie, en offrant aux individus et aux organisations la faculté de négocier avec les institutions et les administrations, de manière à contrôler les actions du pouvoir.
- Il permet d’augmenter l’efficience, l’efficacité et la viabilité de programmes pour le développement.
Installer un processus si ample avec des critères aussi complexes, tout en comptant–Dans le cadre de la coopération Nord/Sud- sur l’aide de pays voisins assez expérimentés en la matière, devrait respecter certaines démarches entre autres :
- Soutenir les organismes et les syndicats à travers des mécanismes définis par le gouvernement et qui permettent de prendre part des processus d’élaboration de politiques qui assurent la représentation dans des commissions ou des organismes consultatifs. Effectivement, un programme aussi ambitieux que l’INDH doit être affirmé en tant que cadre prospectif de réorganisation de la solidarité sociale et territoriale et de garantie des politiques publiques. Ce qui se révèle un défi parce que la pays a besoin de plates-formes de dialogue entre concepteurs, implanteurs et bénéficiaires pour qu’il n’y ait pas de failles dans la gestion du projet ou dans le marketing axé sur ses résultats.
- Soutenir l’application de stratégies participatives dans la planification au niveau de la politique nationale et sectorielle, en assurant une distribution plus égale des frais publics, surtout celles consacrées à des secteurs essentiels. Cet outil a pour objectif l’amélioration de la capacité de gestion de services publics dans le niveau central et spécialement local. Dans ce sens, le PNUD a une méthodologie assez claire quant à son assessorat (exemple du Programme GOLD Maghreb), en essayant d’assister le Maroc pour l’application d’un processus de planification stratégique aux niveaux national et décentralisé, qui se base sur une vaste participation et qui utilise des outils plus efficaces quant à l’analyse, programmation et suivi des plans.
Le besoin du Maroc dans ce cadre est primordial, parce qu’il s’agit d’évaluer les méthodes préalables et d’élaborer une nouvelle méthodologie générale afin d’établir un système renouvelé de planification. Le bon fonctionnement du nouveau modèle devrait être capable en même temps d’évaluer les impacts politiques régionaux ou actions régionalisées et d’identifier les indicateurs prévus pour le succès d’un projet de société.
-Reconnaître la particularité du pays, en ayant une vision globale de sa situation socio-économique à travers une analyse du contexte national qui respecte des critères spécifiques. Cette évaluation doit être développée dans des établissements de recherche tout en incluant les intellectuels du pays, comme a été le cas pour le rapport 50 ans de Développement Humain et perspectives 2025, mais d’une façon plus ample et plus technique.
Le concept de développement participatif va avec la bonne gestion des affaires publiques, parce que c’est à travers la gouvernance qu’on peut créer le cadre adéquat d’action et c’est dans ce contexte qu’on peut définir la relation fructueuse entre les gouverneurs et les gouvernés.
Extraits de mon projet de fin d’études Master en Coopération Internationale- Grenade 2007-
mourad@jimaroc.com
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