Femmes ! Faites-vous des muscles !

      » Publié le 29/08/2006 à 22:48 GMT par Mourad ABOUSSI     (10/10 - 1 Votes)    Commentaires (1)     Lectures (1981)

 

 

Soumission, abus, violence, harcèlement sexuel ? Un 8 mars comme les autres ? Des réflexions théoriques sur le statut de la femme et sa situation sociale ? Des débats et des polémiques ? Songerons-nous à briser la monotonie de nos actes ?

 « Je voudrais vous raconter »… En empruntant à Dalila ENNADRE quelques images de son documentaire, quelques scènes quotidiennes ici et là, qui ont l’air d’être une fiction mais qui sont bien authentiques et propres à une idéologie tissée de mépris et de soumission.

 Il était une fois, dans l’une des misérables montagnes de chez nous, une jeune fille âgée de 15 ans qui rêvait d’une vie paisible et d’une famille chaleureuse pour oublier le froid des sommets lointains et sombre. Un jour, son père l’oblige à se marier avec un homme de 50 ans. La nuit de noce, elle ignore ce qui lui arrive, elle sent « Un serpent pénétrer au fond de son votre » elle avait mal, elle « a toujours eu mal ». Quelques mois plus tard, avec un bébé à nourrir, le vieux mari la quitte. Elle devient vendeuse de gâteaux, avec les quelques dihrams qu’elle gagne, elle achète du pain dur –Dur dans sa matière et dur à gagner- afin de continuer à vivre. Vivre dans la misère, à la marge. Une voie dérisoire qu’elle n’a aucunement choisie. Un père qui vend sa fille pour du sucre ou un sac de blé ! Ça existe encore ! Même si le code de la famille porte l’âge du mariage des filles de 15 à 18 ans, cela reflète-t-il l’âge mental, la maturité qui rend une fille capable de fonder une famille, d’éduquer des enfants ? Comment faire et que dire lorsque nous assistons encore à une autorité parentale flagrante qui décide même de celui qui partage le lit et la vie ?   Il est sûr que  le taux élevé d’analphabétisme parmi les femmes reste un phénomène extrêmement nuisible, les empêchant de connaître tous les droits que leur confère le texte du code de la famille, et entravant ainsi l’application fructueuse de celui-ci !

    

 

  Il était une fois, une veuve qui travaillait dans une usine, elle coupait les têtes des sardines. Chaque jour, le patron la déshabillait de son regard libidineux ! Quand elle sortait, épuisée, dégoûtée, le fils du patron prenait la relève, la suivait de sa voiture, la guettait comme dans une jungle ! Il l’intimide, il la menace de « couper ses vivres », il l’embarrasse ! Elle devait soulager ses pulsions pour garder son travail ! S’adapter ou disparaître ? S’imposer dîtes-vous ! Par quelles preuves ?

 Bien des femmes comme elles ont souffert d’harcèlement sexuel dans le cadre du travail et se sont adaptées. Le refus est synonyme de conflits, puis de licenciement ! L’abus d’autorité en matière sexuelle peut prendre des formes très diverses : promesses, intimidations, pressions ... Les relations sexuelles obtenues par abus d’autorité peuvent être pénalement qualifiées de viol. Mais comment  déclarer cet abus quand la pudeur brouille le bon sens, comment d’abord refuser de subir des agissements similaires à l’occasion de l’embauche tant attendue, parce que rare et car la misère ronge et ravage ! De quoi heurter sérieusement la dignité d’une personne ! Surtout que la loi est bien loin de gérer les dossiers d’harcèlement, étant épineux.  

 

 Il était une fois un touriste, parmi d’autres, qui a déclanché un scandale malheureux par ses fourberies impunies jusqu’à l’instant. Tout commence dans une ville ou l’inégalité sociale est flagrante. Tout commence dans une ville ou les principes du gain et de la perte s’imposent largement et dirigent les cœurs et les esprits. Tout commence lorsque les rêves vont plus loin et se muent en objectifs qu’une poignée de femmes est obsédée de réaliser. Tout commence lorsqu’elles s’attachent à des promesses incertaines de mariage avec le ‘guawri’ sauveur, et de voyage vers l’Eldorado. Tout commence dans la rue ou sur le net.

Par un pur exercice de manipulation libertine, le touriste les met aveuglément en confiance, elles acceptent de poser pour lui dans des situations pornographiques…D’où l’histoire que vous connaissez.  Plusieurs questions se posent et s’imposent brûlantes : pourquoi une femme se laisse  cracher dessus pour une simple promesse sceptique de la part d’un inconnu ? Pourquoi certaines femmes s’élancent dans un dessin de chimères, et au lieu de garder les pieds sur terre, au simple sourire, elles les gardent sur les épaules ? Quand et comment le tourisme sexuel peut-il être arrêté tout en sachant qu’il passe au plus flagrant : des enfants sont exploités et offerts aux pédophiles qui viennent soulager leurs pulsions de chiens chez nous ? Pourquoi cette cité si riche ne peut réduire l’inégalité sociale qui fait souffrir bien des gens dans les quartiers périphériques et pauvres, à la marge de la ville et de la vie ?

 

La misère des femmes est cruellement exploitée, les salaires relatifs aux boulots féminins restent maigres. Les professionnelles du sexe ont-elles le choix finalement ? Elles procurent « la joie », mais sont-elles joyeuses ? Elles qui sont mal vues sinon mal traitées, par leurs clients même !  Peuvent-elles sortir de ce chemin sinueux pour acquérir l’estime de soi et faire autre chose que subvenir aux besoins mécaniques des autres ? Faites quelque chose pour vous mesdemoiselles !

 

 Plusieurs femmes vivent cachées, leur seul monde est l’espace clos de la maison, elles ne franchissent pas le seuil du harem, ne connaissent de l’extérieur que le soleil et le bruit. Quand elles désirent sortir, elles sont enveloppées comme des « bombes meurtrières », les baptise Nawal Saâdaoui. Loin du savoir, sans conscience des droits, ni des devoirs, elles n’avancent pas, tout a évolué autours d’elles sauf les quatre murs et le silence. Elles ne font de la vie que ce que la vie fait d’elles !      

 

Quant aux femmes qui croient que la fameuse « obéissance » veut dire soumission, jusqu’à quand supporter la violence verbale, morale ou physique, il est temps de crier fort : me touche pas ! Et si vous ne vous sentez pas capables de vous défendre par les mots, défendez-vous à coups de poing, et pour cela, faites-vous des muscles !

 

 
   

 

    

 
   

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Salut

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  Posté par Steph le 17/09/2006 à 1:43 GMT

    Salut amigo

    J’accéde de nouveau à ton blog !

    Mais j’arrive pas à écouter ton émission radio, quel dommage.

    C’est bien de défendre la cause des femmes.

    Je pense que les mentalités vont finir par évoluer à ce sujet et qu’il y aura moins de choses désagréables pour elles .

 

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