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Les recherches se poursuivaient dimanche après l’évasion par hélicoptère du truand marseillais Pascal Payet de la prison de Grasse (Alpes-Maritimes), indique-t-on de source proche de l’enquête (...)
Pascal Payet, qui purgeait une peine de trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre d’un convoyeur de fonds, était monté samedi en fin d’après-midi à bord d’un hélicoptère, posé sur le toit de la prison. Le pilote avait été pris en otage, un peu plus tôt, par quatre complices du truand, à l’aéroport de Cannes-Mandelieu.
L’hélicoptère avait ensuite atterri à Brignoles (Var), où le pilote a été relâché, menotté mais indemne, et les cinq malfaiteurs s’étaient évanouis dans la nature.
Selon le quotidien Nice-Matin, Pascal Payet n’était pas détenu depuis longtemps dans la prison de Grasse. Considéré comme un détenu particulièrement surveillé, il changeait en effet d’établissement tous les six mois.
La prison de Grasse est équipée de filets anti-évasion. L’hélicoptère s’est posé sur le toit d’un local technique de la prison, précise le quotidien. Les malfaiteurs ont enfoncé plusieurs portes pour parvenir dans la zone de détention où ils ont retrouvé Payet (...) (AFP)
Evasion de Payet: visite de Rachida Dati à la maison d’arrêt de Grasse
(...) Accompagnée du directeur de l’administration pénitentiaire Claude d’Harcourt, la ministre de la Justice Rachida Dati s’est rendue sur place dans la matinée. Pascal Payet, 43 ans, avait été condamné le 19 janvier dernier à sept ans de prison pour avoir organisé une évasion de la maison d’arrêt de Luynes (Bouches-du-Rhône) le 14 avril 2003, alors qu’il était lui-même en fuite depuis une évasion par hélicoptère réussie de Luynes le 12 octobre 2001.
Braqueur multirécidiviste, Payet purgeait une peine de 30 ans de réclusion pour sa participation à l’attaque meurtrière d’un fourgon blindé devant la Banque de France de Salon-de-Provence le 20 novembre 1997, dans laquelle un convoyeur avait été tué.
Samedi vers 18h20, quatre personnes cagoulées et puissamment armées ont pénétré sur l’aérodrome de Cannes-Mandelieu et ont obligé un pilote de la société Azur Hélico à décoller en direction de la maison d’arrêt de Grasse avec un hélicoptère de type Ecureuil, a précisé Jacques Billant, directeur de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes à l’Associated Press. Quelque 670 détenus sont incarcérés actuellement dans cet établissement, a-t-il précisé.
L’appareil s’est posé sur le toit de la maison d’arrêt une vingtaine de minutes plus tard. Les malfaiteurs ont accédé à la zone de détention et ont exfiltré le détenu, Pascal Payet, avant de redécoller très vite. Selon "La Provence", il venait d’être transféré à Grasse après quelques mois passés derrière les barreaux à Lyon.
Alors que la ministre de la Justice Rachida Dati s’est rendue sur place dans la matinée, sans faire de commentaires, Maurice Barate, sous-directeur de l’état-major de sécurité à l’Administration pénitentiaire, a expliqué que les hommes "avaient une disqueuse thermique avec laquelle ils ont découpé une porte d’intervention. Puis, ils ont pénétré directement à l’intérieur du quartier d’isolement, sont venus chercher Pascal Payet et en sont repartis instantanément".
"La configuration des toitures ne permet pas aux miradors de tirer" sur l’hélicoptère "compte tenu du fait qu’il était plus bas que les toits", a souligné M. Barate. "Il y a une interdiction formelle de tirer sur un aéronef lorsqu’il est en vol ou lorsqu’il est posé, aussi bien par rapport à la protection du pilote qui se trouve bien sûr pris en otage, que par rapport à une explosion éventuelle qui risque de nuire à la sécurité, à la santé des personnes".
Après l’évasion, l’hélicoptère a atterri près de l’hôpital de Brignoles dans le Var vers 19h30. Le groupe de malfaiteurs a pris la fuite avec l’évadé, en laissant le pilote sain et sauf et son appareil sur place, a-t-on appris de même source. Tout s’est passé "sans violences", a sobrement confié le pilote à la presse.
Christophe Marques, le représentant FO pénitentiaire, a estimé devant la presse que "face à des attaques commandos avec des Kalachnikov, avec du matériel de guerre, le problème c’est que l’on pourra mettre toute la sécurité que l’on voudra, on ne pourra rien faire". Selon lui, "il faut des établissements spécialisés pour ce type de détenus dangereux qui n’ont rien à faire en maison d’arrêt". (AP)
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