EL YAZGHI s'explique: je n'ai rien fait pour être ministre

      » Publié le 18/10/2007 à 18:05 GMT par Mourad ABOUSSI     (0/10 - 0 Votes)    Commentaires (0)     Lectures (2291)

 

 

 Alors qu’un appel pour la refonadtion de l’USFP est mis online par le "Groupe de militants de l’USFP" dès le 7 octobre, des membres du Bureau Politique exigent une réunion du conseil national en appelant même à la démission du Premier Secrétaire-Ministre d’État Mohamed EL YAZGHI et du minsitre de la justice Abdelouahed RADI. Le motif de cette levée de boucliers au sein des militants du parti, rapporte ALM, est la manière avec laquelle ont été gérées les négociations avec le Premier ministre et surtout le résultat auquel elles ont abouti. «Il n’y a pas d’explication politique à tout cela et les Marocains penseront que nous avons négocié et choisi les postes et ils ont raison de le faire», affirme Mohamed Benyahia, membre du conseil national de l’USFP. Car, ironise-t-il, «quelles réformes engagerait M.Elyazghi dans un ministère sans portefeuille ? On ne voit pas non plus quelles sont les réformes qui peuvent être menées au niveau du ministère de la Justice. Il est clair que M. Radi se contentera de la gestion au jour le jour du département». M. Benyahia ajoute par ailleurs que «la manière avec laquelle ont été menées les négociations donne l’impression que l’USFP ne cherchait que les sièges».

 Sans attendre les réunions sollicitées du BP et du Conseil National, EL YAZGHI s’explique déjà par le biais d’un entretien sur le journal partisan Libération: «En participant au gouvernement, l’USFP a assumé ses responsabilités. Les comptes seront rendus au 8ème Congrès», assumer ses responsabilités oui, mais de quelle manière? Avec quelles force(s)? Et que dire des circonstances? les réponses sont fuyantes, qui tentent vainement de convaincre dans un temps où la crédibilité est contestée:

 Elyazghi a-t-il tout fait pour être ministre, à n’importe quel prix ? “Non, rétorque, le patron des Ittihadis. Lorsque le premier ministre désigné a entrepris de former son gouvernement, il y a eu une décision du Roi selon laquelle le premier secrétaire de l’USFP devait avoir un statut ministériel avancé par rapport aux autres membres de l’Exécutif”. Est-ce que le statut avancé veut dire un ministre d’État sans portefeuille? Il aurait bien pu être un ministre d’État chargé de...mais il est certain qu’aucune négociation de ce statut n’a été engagée, le SG s’est contenté d’un poste qui serait confortablement oisif, alors qu’il le croit prestigieux, il essaye même de se trouver des fonctions: " Je voudrais relever que l’USFP a un ministère d’Etat. C’est le poste le plus important après celui du premier ministre. Un tel poste dépend de la personnalité de celui qui l’occupe. En tant que premier secrétaire de l’USFP, c’est une fonction ministérielle à laquelle je vais donner beaucoup de dynamisme par rapport aux questions nationales de notre pays. Il ne faut pas oublier que Abderrahim Bouabid a occupé ce poste en 1984 dans la perspective d’élections et de la tenue d’un référendum au Sahara. Tous les dossiers du gouvernement sont également entre les mains d’un ministre d’Etat qui donne son avis. Et il remplace le premier ministre dans certaines commissions interministérielles spécialisées".   

 En défendant le choix des portefeuilles, il évoque le caractère stratégique du département de l’immigration: "Le Maroc compte 3 millions de Marocains à l’étranger. Notre pays est en train de préparer la participation à la vie nationale de nos concitoyens vivant sous d’autres cieux. D’où la perspective du Conseil supérieur de l’immigration. Les émigrés envoient plus d’argent que ce que nous gagnons avec les phosphates ou le tourisme. C’est bel et bien un secteur stratégique et non pas un ministère sans contenu. C’est un secteur d’avenir où tout doit être encore créé".  M.EL YAZGHI a-t-il oublié que c’est une usfpéiste qui a tenu ce département durant des années? Si tout doit être créé c’est que rien n’a été fait !!! Propagande alors ou auto-critique? Da igual puisque le dégoût est le même.   

 La réponse la plus drôle reste bien celle relative au phénomène de "colorer soudainement de nouveaux ministres" et son impact sur la crédibilité de l’action politique", puisque le bon connaisseur parle du bon choix: "Soyons francs. Des partis ont présenté des candidats à la ministrabilité qui n’étaient acceptés de personne. Et en tant que parti, nous avons débattu de ce point précisément en nous posant la question de savoir avec qui nous allons gouverner. Je pense que l’erreur de ces partis est ne pas faire toujours le bon choix. Le Premier ministre désigné est face à des problématiques selon lesquelles tel secteur revient à telle formation politique qui, elle, propose qui elle veut. La responsabilité des partis est ici engagée qui doivent prendre en considération que tel département ne peut être occupé que par tel profil. M. Abbas El Fassi a fini par faire appel à l’arbitrage Royal".

 Désolant. Il paraît justement qu’une refondation de l’Union Socialiste des Forces Populaires est légitimement urgente. Pourvu qu’elle soit sérieuse. 

                                                                                       mourad@jimaroc.com

LIRE AUSSI

Gouvernement EL FASSI: la surprise des appartenances politiques

Rappelle! Tu n’es que celui qui rappelle, et tu n’as pas de maîtrise sur eux (Message du roi à l’ouverture de la 8-ème législature)

Nouveau Gouvernement Marocain: 7 femmes prêtent serment et grave erreur de l’USFP

 

 

 
   

 

    

 
   

  Commentaires :

Nouveau Commentaire   

 
   

  Aucun commentaire

^ Haut de la page ^

 
 
   

                Partenaires et Favoris :

 

Les chroniques de Oussama Benjelloun  Dictionnaire médical  Dictionnaire médical  Medical Dictionary

 
   

Visiteurs :

© 2006-2008. JIMaroc Tous Droits Réservés.

Powered by AYYOUB ONLINE