Chantage: le « deal » secret d'Alger et Moscou pour "punir " l’Espagne sur le Sahara

      » Publié le 6/09/2007 à 23:57 GMT par Mourad ABOUSSI     (8.5/10 - 2 Votes)    Commentaires (0)     Lectures (418)

 

 

 Selon un haut responsable du ministère de l’Energie et des Mines Algérien, avec lequel Sahel Intelligence s’est entretenu, « de nombreux coups de téléphones entre le ministère et la Présidence de Gazprom... ont eu lieu durant le Week-end , et les membres du cabinet du ministre ont été convoqués à leur bureau, écourtant ainsi leur congé ». Selon cette même source, des « broyeurs ont été déplacés, et des hauts fonctionnaires détruisaient un certain nombre de documents ». Toujours selon ce haut responsable, un « deal » secret lierait le ministère de l’énergie et des mines, la Sonatrach, et le géant Gazier Russe Gazprom, afin qu’il s’approprie les actifs de la société espagnole Repsol. En effet, dans le prolongement de la crise entre l’Espagne et l’Algérie relative au projet Medgaz, Le Gouvernement Algérien a informé l’autorité de surveillance des marchés Espagnole (CNMV) lundi 3 Septembre de son intention d’annuler un contrat d’exploitation du Gaz naturel signé en 2004 entre les société Repsol (48% du projet), Natural Gas (32%) et Sonatrach (20%). Le Projet, estimé à près de 5 milliards d’Euros, et qui prévoyait l’exploitation en gaz naturel de la région de Gassi Touil (135 Km de Hassi Messaoud) passe désormais de facto sous contrôle algérien total.
 Le Groupe Repsol a immédiatement dénoncé l’annulation du contrat et exprimé son intention de soumettre la question à un arbitrage international.
La judiciarisation du conflit semble, selon les éléments disponibles pour le moment, inéluctable, tant le manque à gagner pour les Espagnols est considérable. De surcroît, l’Union Européenne a également réagi en annonçant la création d’une commission d’enquête sur les conditions d’annulation du contrat.
 Selon plusieurs éditorialistes Espagnols, cette crise est à mettre en corrélation directe avec la position espagnole dans le dossier du Sahara Occidental, qui est venue s’ajouter aux divergences de fond sur le projet Medgaz (...)

Ces éléments mis bout à bout tendent tous vers une concertation à tous les niveaux entre la Russie et l’Algérie pour « punir » l’Espagne, en la frappant au portefeuille. Le Maroc étant un « dégât collatéral » qui arrange l’Algérie.
Il s’agit donc d’une véritable collusion entre les deux pays, qui entre dans le cadre d’un partenariat stratégique, visant à faire des deux pays les maîtres du Gaz Européen.
En effet, du point de vue Russe, le rapprochement entre Gazprom et Sonatrach intervient à un moment où les divergences s’intensifient -L’hiver approchant et la Russie désirant négocier en position de force- avec l’Ukraine et la Biélorussie, sur fond de volonté Russe de renégocier les prix.
C’est un donc à un véritable chantage que se livre l’axe Moscou-Alger, dicté par des adversaires communs et des agendas politiques et économiques convergents (...) 

 L’Algérie affirme sa stratégie de puissance et veut, 48 h après l’annonce du méga investissement de Renault-Nissan au Maroc (qui a provoqué la colère des médias algériens), s’affirmer comme le seul acteur économique de premier plan au Maghreb. Elle utilise pour cela son arme de prédilection : Le gaz. 
 

 

 
   

 

    

 
   

  Commentaires :

Nouveau Commentaire   

 
   

  Aucun commentaire

^ Haut de la page ^

 
 
   

                Partenaires et Favoris :

 

Karim  Les chroniques de Oussama Benjelloun  Dictionnaire médical  

 
   

Visiteurs :

© 2006-2008. JIMaroc Tous Droits Réservés.

Powered by AYYOUB ONLINE