« On était jeunes... on était fous » !

      » Publié le 28/10/2006 à 1:48 GMT par Mourad ABOUSSI     (0/10 - 0 Votes)    Commentaires (3)     Lectures (905)

 

 

 

    « On était jeunes… on était fous » !

 

  Un mal a-t-il frappé notre jeunesse cette année ou est-il un simple hasard que plusieurs faits atténuent le goût si amer de la déception, en vue de cette criminalité naissante qui sent le ludique, de cette démission mal calculée devant le savoir et de cette intolérance écervelée qui sème la haine et nourrit la rancune ?

 

 On dirait que « l’école » ne procure plus aucun plaisir ni même quelques moments de joie, au point que des lycéens cherchent à détruire leur établissement à l’aide de bombonnes de gaz et d’un stratagème capricieusement criminel. Et dire que les jeunes manquent d’idées et d’inspiration ! On est passé dans l’espace restreint de quelques années des enfants qui volent une boîte de craie aux jeunes hommes qui mettent en péril les vies de leurs camarades juste pour échapper aux courtes journées de l’examen et à la préparation hâtive d’une endurance minime par rapport à ce qu’endurent certains parents pour leur assurer la « bouffe » et leur préparer les « vivres » !

 

 Cette sublimation des examens, néfaste sur maints égards, produite en grande partie par l’institution, est une fièvre qui attaque les plus faibles d’esprit, ceux qui ne disposent d’aucune préparation psychologique et qui vivent en hibernation intellectuelle durant tout le semestre sans développer la moindre compétence.

 

  Le cas des étudiants est insoutenable pour moult raisons. S’agit-il de boycotter les examens rien que parce que l’habitude –pour ne pas dire l’habitus- en a voulu ainsi ? Les revendications ne sont pas aussi pertinentes, l’insuffisance du temps de préparation est une composante invalide, puisque l’acte d’étudier n’a jamais désigné le fait de moudre les mots et de faire la fête au sein des facultés durant des mois en attendant « Godo » ou Simo et les autres pour s’éclater sans souci ! Ou encore pour créer des sectes qui s’entretuent et des cercles qui discutent tout sans connaître les moindres principes du dialogue, qui critiquent tout et ne s’autocritiquent jamais, qui développent uniquement l’esprit haineux et sont prêts à tout sauf à raisonner.   

 

 Étudier est certes beaucoup de concepts à la fois, mais c’est surtout contrôler son parcours et sentir ses progrès, éprouver du plaisir à découvrir, vers un orgasme  de la pensée et du savoir, vers la modification ô combien précieuse du statut de l’étudiant. Sauf que ce dernier n’est pas le seul à décider, les contraintes sont énormes. Pour une Université comme la nôtre qui accueille des flux d’étudiants de différentes régions, si hétérogènes que peuvent être leurs niveaux, leurs cultures et leurs savoirs, la gestion est « mission impossible ».

 D’autant plus qu’on manque d’infrastructures propres à faciliter la vie quotidienne, on se demande comment l’étudiant peut se concentrer lorsqu’il n’assure même pas son déjeuner et lorsqu’il pense sans cesse à la manière dont il peut se débrouiller pour payer le loyer.

 

  Ce fameux « système D » est désormais monnaie courante, les jeunes y recourent continuellement à la moindre difficulté, comme s’ils désiraient une vie paisiblement facile, où tout se procure à la sauvette. Les phénomènes à corroborer ces remarques sont abondants, les scènes écoeurent. Ainsi, beaucoup d’étudiantes vivent grâce à la prostitution, cachée, mode silencieux, mais qui existe bel et bien. Certaines n’ont pas le choix affirment-elles « ou c’est ça ou c’est mourir de faim, puisque les parents ne peuvent pas subvenir à nos besoins, et même s’ils le font, ce n’est jamais suffisant ! ». C’est alors qu’une étudiante, le jour, se mue le soir en « fille de joie ». Soit le job d’étudiant(e)s le plus humiliant qui puisse exister !

 

 Et si cette catégorie a ses raisons, comment expliquer l’image des jeunes telle qu’elle a été présentée par le documentaire sur le toutisme sexuel au Maroc diffusé par la chaîne espagnole Antena 3 il y a quelques mois ? Heureusement que les journalistes avec leur caméra cachée ont circulé uniquement dans les villes de Marrakech, Tanger et Casablanca, sinon, s’il avaient opté pour Agadir- Qui reste un terrain d’investigation richissime- on aurait bien vu des gens de chez nous négocier une nuit ou juste quelques minutes, le temps de « soulager » les pulsions d’un touriste ! Ce qui attriste le plus dans le reportage cité c’est la floraison de la pédophilie jusqu’ au point où des parents exposent et proposent clairement les « services » de leurs enfants. Et c’est courant à Agadir, on les voit ces petits qui errent et guettent durant toute la journée et retournent parfois vers minuit, déçus et chagrinés, demander quelques dirhams aux gens ou supplier le taxiste pour rentrer chez eux :

« - Tu ne vas pas à l’école ?

   -Non !

   - Et pourquoi tu rentres si tard ? Ta maman « ne te dit rien » ?

   - Non ! »

La négation de tout, le vide, la misère, la négation même de la vie !  « Ça ne veut plus rien dire du tout » !     

Mourad ABOUSSI

aboussimourad@hotmail.com

 

 

 
   

 

    

 
   

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Regrettable

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  Posté par Steph le 30/10/2006 à 4:11 GMT

    C’est trés moche tout ça. La vie facile Tout le monde en rêve, mais ça n’existe pas ! Faut toujours bosser pour avoir un peu.Dommage que ce modèle soit un peu dépassé...

 

Reponse de simo Le 30/10/2006 à 16:02 GMT

     

    Vraiment en etais fous a notre jeuneuse, mais le malheurs c est d etre tj fous, et vivre dans  cercle du jeunesse.

    merci

 

 

 

Vie facile

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  Posté par Mourad@Erasmus le 30/10/2006 à 19:44 GMT

    Merci steph et Simo,

    Oui, la vie n’est pas aussi facile que la conçoivent les jeunes au Maroc, il faut "trimer" pour réussir, mais ici on préfère trimer autrement. 

    Les excès de jeunesse existent, mais il faut rester attentif à la vie et ses tournures, rien ne dure! 

 

Reponse de Mehdi from Agadir Le 31/10/2006 à 6:21 GMT

     

    J’évite d’émettre des jugements sur les putes (excusez ma vulgarité !) qui me font énormément de peine. En arriver jusqu’à marchander sa propre chaire démontre le profondeur et la gravité des stigmates du passé ! Mais pour la jeunesse d’aujourd’hui, dépravée, excessivement révoltée et spirituellement affaiblie, elle est perdue entre le rêve américain d’un New Port Beach et la dure réalité du DERB. Entre les lycées plus attrayants que nos hôtels, avec des terrains plus verdoyants que le Père Jigo et des filles aux plastiques de rêves, et nos établissements miteux, encombrés et où un gouffre sépare professeurs et élèves. Nos jeunes se sentent mis à l’écart et comme tout adolescent déséquilibré émotionnellement, sa seule alternative est de riposter violemment. Je ne défend personne, n’accuse personne à part l’inculture qui sévit et une foi des plus volatiles.

 

 

 

Reponse de Mourad@Erasmus Le 31/10/2006 à 22:43 GMT

     

    Contradiction Mehdi!

    Les nommer "Putes" c’est déjà émettre un jugement, plutôt utiliser "professionnelles du sexe", je préfère, surtout dans ton contexte. 

    aboussimourad@hotmail.com

 

 

 

Reponse de Mehdi from Agadir Le 2/11/2006 à 7:31 GMT

     

    Lorsqu’on secoue viollement, mon frère Mourad, un cocotier pour en faire tomber des fruits, on a rien contre lui. Même en grappant dessus ou en utilisant des pierres, aucun ressentiment ne lui est adresser, c’est seulement notre manière à nous pour faire le plus d’effet...

    @ Samedi donc, sinon plus tôt...

 

 

 

Reponse de Mourad@Erasmus Le 2/11/2006 à 15:36 GMT

     

    Justement, notre rapport aux objets est parfois trop violent au point de nous rendre moins humains, je te renvoie à Francis PONGE qui, à travers ses poésies, considère tout le charme de la vie dans la manière de manier...

    à Samedi.

 

 

 

AU BOULOT

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  Posté par juliecoquine le 8/11/2006 à 18:41 GMT

    Avec du travail du travail tout peut arriver !!!

 

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